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Publié par Sébastien Morgan

Le fantastique ou ce que l’on appelle communément la littérature de l’imaginaire est une formidable porte d’entrée dans le monde spirituel. En nous confrontant à une réalité qui s’écarte de notre réalité quotidienne, l’imaginaire nous décentre et nous ouvre à la réelle profondeur d’un univers dont nous ne percevons qu’une infime partie.

Limiter la réalité à ce que nos sens ou notre raison normative perçoit est une erreur, un aveuglement souvent commis par un athéisme matérialiste extrême.

Limiter la réalité à ce que disent les enseignements religieux est également extrêmement limitatif. Ainsi, limiter l’invisible aux royaumes angéliques et démoniaques est également une erreur car l’univers est beaucoup plus riche que cela, et une quantité illimitée de mondes existent entre ces deux extrêmes.
Les extrémistes religieux sont d’ailleurs opposés à l’imaginaire qui les pousse à sortir de leur monde cloisonné de certitudes basiques.

Or l’imaginaire féérique nous dit des choses d’une profondeur insoupçonnée sur les mondes intérieures et l’invisible extérieur. Les mythes et légendes, les œuvres magistrales comme celles de Tolkien, C.S.Lewis, M.Moorcock, F.Herbert, S.Donaldson et des centaines d’autres, sont finalement aussi puissantes et porteuses que n’importe quelle œuvre mystique pour peu qu’on les appréhende, non comme un divertissement, mais comme un reflet du monde suprasensible qui constitue le fondement de notre univers quotidien et visible.

En ce sens, cultiver un imaginaire fertile nous permet, non seulement de garder notre cœur d’enfant dont on dit qu’il est la clé du Royaume de Dieu mais aussi nous permet de tisser un lien vers l’essence de la réalité.
L’imaginaire n’est pas une fuite de la réalité mais la route vers la réalité pleine et entière.

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